BRICS et réserves de change : la dé-dollarisation est-elle vraiment en marche ?

Introduction – Derrière le discours, que disent les chiffres ?

Depuis plusieurs années, la “dé-dollarisation” des BRICS alimente les débats économiques et géopolitiques.

Mais au-delà des déclarations politiques, l’analyse des réserves de change entre 2000 et 2025 offre une lecture plus nuancée — parfois surprenante.

Oui, les réserves ont explosé chez certains membres.
Oui, l’or progresse dans plusieurs pays.
Mais le dollar reste, dans la majorité des pays, un pilier central.

Une montée en puissance spectaculaire… mais hétérogène

En 25 ans :

  • La Chine est devenue la première puissance mondiale en réserves.
  • L’Inde et la Russie ont connu des croissances impressionnantes.
  • Le Brésil, l’Arabie saoudite et les Émirats restent très exposés au dollar.
  • Certains membres élargis disposent de marges de manœuvre plus limitées.

La dynamique existe.
Mais elle n’est ni uniforme, ni linéaire.

📊 Comparaison 2000–2025 : Tableau consolidé – Réserves internationales (2000 → 2025)

PaysRéserves 2000 (Mds USD)Réserves 2025 (Mds USD)Croissance %Part OR 2025Part USD 2025 (estim.)
🇨🇳 Chine1723 450+1 905 %~5–6 %~50–55 %
🇮🇳 Inde38650+1 610 %~9–10 %~50–55 %
🇷🇺 Russie28600+2 040 %~30 %Faible (<10 %)
🇧🇷 Brésil35360+930 %~3–4 %~75–80 %
🇸🇦 Arabie saoudite20450+2 150 %~1–3 %~80–90 %
🇦🇪 EAU14135+865 %~3–5 %~80–90 %
🇮🇩 Indonésie29145+400 %~4–5 %~55–60 %
🇿🇦 Afrique du Sud862+675 %~12–15 %~50–55 %
🇪🇬 Égypte1438+170 %~12–15 %~55–60 %
🇮🇷 Iran1035+250 %*~15–20 %~40–60 %**
🇪🇹 Éthiopie1,11,8+65 %~5–10 %~60–75 %
🇫🇷 France90270+200 %~60 %~20–30 %
🇺🇸 États-Unis128255+100 %~80 %N/A

Trois réalités derrière le mot “dé-dollarisation”

1️⃣ Rupture contrainte : la Russie réduit fortement son exposition aux devises occidentales, dans un contexte de sanctions.

2️⃣ Diversification prudente : la Chine et l’Inde ajustent progressivement, sans remettre en cause de façon trop burutale le rôle central du dollar.

3️⃣ Ancrage structurel : Arabie saoudite et Émirats restent massivement arrimés au dollar.

👉 Le récit d’un basculement global mérite donc d’être nuancé.

Pourquoi cela concerne les PME françaises

La structure des réserves d’un pays influence :

  • la stabilité financière,
  • la fluidité des paiements internationaux,
  • le risque de blocage bancaire,
  • et la gestion du change.

Ce sujet n’est pas idéologique.
Il est opérationnel.

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Dans l’édition de la newsletter EntreprendreBRICS de la semaine, liée à cet article, nous analysons en détail :

  • l’évolution 2000–2025 pays par pays,
  • la montée de l’or,
  • le gel des réserves russes et ses implications,
  • la comparaison avec la France et les États-Unis,
  • et surtout : ce que cela change concrètement pour les dirigeants de PME.

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❓ FAQ – BRICS, réserves et dé-dollarisation

Les BRICS ont-ils réellement “abandonné” le dollar ?

Non. Le bloc n’est pas homogène.
La Russie se distingue par une réduction marquée, surtout après 2014 et 2022.
La Chine et l’Inde diversifient, mais conservent une part importante en USD.
Plusieurs pays BRICS restent très dollarisés.

L’or remplace-t-il le dollar ?

Pas à ce stade.
L’or joue surtout un rôle de réserve stratégique (stabilité, assurance en cas de crise), mais il n’a pas la même fonction opérationnelle qu’une devise de règlement pour le commerce courant.

Pourquoi le gel des réserves russes est-il un “signal” ?

Parce qu’il rappelle qu’une réserve peut être “comptable” mais pas forcément mobilisable si elle est détenue dans des juridictions qui la bloquent.
Cela renforce l’intérêt pour l’or et pour la diversification des actifs… sans faire disparaître – à court terme – le dollar du système.

En quoi cela concerne les PME françaises ?

Parce que la structure des réserves influence :
– la stabilité d’un marché,
– la fluidité des paiements internationaux,
– le risque de blocage bancaire,
– et la stratégie de facturation (USD, EUR, monnaies locales).
👉 Ce n’est pas un débat idéologique : c’est un sujet de gestion du risque et de sécurisation du cash.

Note éditoriale

Cet article court repose sur une synthèse de sources publiques récentes et sur une analyse réalisée avec l’appui d’outils d’intelligence artificielle. Il ne constitue pas un conseil professionnel.

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